ECURIES DE L'ORTENBOURG
Nevermind du Reuil
Poney Connemara 
Né le 30 avril 2001 
De couleur bai brun 
Hongre mesurant 147 cm 


Père : Babyboy de Rhonon 
Mère : Pilgrim de Garenne 
  
Ce qu'en dit Mégane, sa propriétaire
C'était un matin de février.  
 
Il neigeait, tout était blanc.  
 
J'avais eu l'autorisation de ne pas aller à l'école pour venir te chercher
avec mon papa et ma deuxième grande sœur.  
 
J'étais toute heureuse d'avoir enfin mon propre cheval
car mes deux sœurs aînées avaient chacune le leur. 
A notre arrivée, ton éleveur nous a accueilli
et mené jusqu'à toi. 
 
Je vois encore l'image de cette petite boule de poils sur patte qui dépassait à peine la porte de son box. Ce petit yéti au regard plein de malice m'avait déjà conquise. Tout juste castré, tu étais âgé de 3 ans et tu avais passé les six derniers mois au pré. 
 
Tu n'as eu aucun mal à rentrer dans le van.
Les heures de routes étaient rythmées par quelques petits hennissements interrogatifs tel un enfant demandant
''quand est ce qu'on arrive ?'' 
 
A notre arrivée à l'hippodrome où étaient logés les chevaux de mes sœurs, tu n'étais pas déboussolé, bien au contraire. Tes grands yeux écarquillés, pleins de curiosité, admiraient 
ton nouvel environnement que tu défiais fièrement dressé sur tes postérieurs.
Marqué par deux chutes qui m'avaient causé deux fractures aux bras, j'avais perdu confiance et n’étais pas apte à dompter ta fougue. C'est ma deuxième sœur qui prit la relève. Deux années s'écoulèrent durant lesquelles je n'avais même pas le droit de t'approcher à cause de l'extrême possessivité de ma sœur. 
 
Mais un jour et pour mon plus grand bonheur,
ma sœur préféra monter des chevaux de courses. 
Je mis donc à profit son absence pour faire enfin ta connaissance.  
 
Tout commença par des jeux
au paddock...
Puis des ballades en longe, de la monte à cru et des ballades montées.  
 
Tout ça avec l'aide bienveillante de ma plus grande sœur sans qui tous ces progrès n'auraient sans doute pas été possibles...
Nous commençâmes à prendre des cours. 
 
Des débuts chaotiques,
 je dois dire !! 
 
Je me retrouvais à terre
à chaque cours. 
 
Je n'avais fais que des ballades depuis mes fameuses chutes ; alors, du haut de mon galop 3, je ne maîtrisais pas grand chose de la bombe atomique que tu étais... 
Quand vint le jour de notre premier concours, je suis tombée après le second obstacle.
 
Je te revois faire demi-tour après ma chute, ressauter l'obstacle en sens inverse et galoper comme un fou.. 
Mais la persévérance nous permis, à tous les deux, d'évoluer : ton caractère de feu m'avait redonné confiance et mon manque d’expérience t'a appris la patience. 
 
Depuis notre rencontre, une complicité qui ne cesse de croître est née et aujourd'hui encore elle évolue...
En août 2010, je dû déménager avec mes parents pour cause de mutation. Ma mère et moi regardions sur internet pour trouver un endroit où te loger. Nous avions également visité plusieurs écuries dont une seule nous avait vraiment plu. 
 
Mais mes parents craignaient que je ne puisse gérer mon entrée au lycée et tes soins.
Nous partîmes donc sans toi...  
 
Le manque fut atroce, bien que nous venions te voir chaque week-end,
tu me manquais énormément !!!
En mai 2011, mes parents cédèrent
enfin à ta venue.  
 
J'étais si heureuse !
 
De plus, un centre équestre était l'endroit rêvé pour nous remettre au travail. Nous reprenions les CSO et tu me fis découvrir ce qui est devenue ma discipline fétiche : le CCE !  
 
Quel bonheur de te sentir trépigner en attendant le départ. Quelle frénésie lorsque la cloche retentit et que tu prends ton envol.  
 
Tant de moments magiques qui me
tardent de retrouver...
Car, en Mai 2012, je suis tombée malade ; ma première hospitalisation dura 1 mois...
 
Mais le plus insupportable était d'être coupée de toi.  
Ta présence, ton odeur, ton regard me manquait. A ma première permission,
 j'étais tellement heureuse de te retrouver afin de pouvoir te serrer.
 Je me suis dis : plus jamais ! 
 
Mais le mal qui me ronge était trop fort…
Le 4 janvier 2013, je fus à nouveau hospitalisée.
Depuis le 16 janvier, je vis loin de toi dans un hôpital.
Au moment où j'écris ces lignes, mon cœur se serre en pensant à toi...  
J'ai droit à des permissions où je n'ai qu'une idée en tête : te rejoindre.

Les larmes me montent aux yeux lorsque tu hennis à mon arrivée.

Ces moments défilent si vite..  
 
Aujourd'hui, je vais mieux, grâce à ma famille, mes amis qui se sont fait si rares et TOI...

Tu es ma force.

Cette complicité avec toi est indescriptible, tu sais toujours me donner le sourire. Il me tarde de pouvoir enfin te retrouver et reprendre notre vie, comme avant...
On ne passe pas à la télé… 
 
On ne gagne pas des championnats… 
 
On ne court pas à Longchamp… 
 
On s’aime
et c’est tout !!! 

Je t'aime

tellement
  
mon Never !!!!